LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

La jeunesse de Jules Gauthier, 1889-1914 (7)

Une bien courte vie commune

La fiche matricule nous donne une information très intéressante : Jules est noté comme locataire 64 rue Muret chez Madame veuve Toussaint à Chartres à la date du 10 juillet 1913. L'occupaient-ils avant cette date ? Ce qui est sûr, c'est que Jules a quitté la ferme pour un travail administratif : il est employé à la barrière d'Octroi de Chartres, préfecture d'Eure-et-Loir distante d'un peu moins de 40 kilomètres de Beaurepaire.

Cette carte postale montre un bureau de l'octroi à Chartres, rue Saint-Brice, avant-guerre. Il n'est pas certain que Jules travaillait ici même, en l'absence d'informations sur l'octroi à Chartres à cette époque.



Ce départ ne marqua pas la fin des relations entre Jules et ses parents. La fête pour le mariage et la nuit de noces eurent lieu à Beaurepaire. De même, ils passèrent Noël 1913 ensemble à Beaurepaire en compagnie de la famille Dézelus (une famille de bourreliers) dont le fils Stéphane était un ami de Jules. Ce repas fut bien arrosé et ce n'est pas sans un sourire que la fille aînée de Jules, Gilberte, faisait remarquer qu'elle naquit 9 mois plus tard. Ceci explique peut-être cela...


La vie à deux fut courte pour Jules et Jeanne : elle dura à peine un an. En effet, laissant sa jeune femme enceinte, du ler au 23 juillet 1914, Jules fut appelé pour sa première période d'exercices en tant que réserviste. Il fut affecté à la 4e section de secrétaires d'état-major, la plus proche de son domicile. Cette section se trouvant au Mans, c'est certainement dans cette ville qu'il se rendit. Pour l'année 1914, il n'était prévu que la convocation échelonnée de 23 secrétaires réservistes pour leur première période d'exercices (AD61 - R 306/1). 23 secrétaires sur les 9378 hommes convoqués pour leur premier appel en 1914.


Quoi qu'il en soit, les retrouvailles des jeunes mariés furent très brèves après son retour du Mans. Rentré le 23 ou 24 juillet à Chartres, Jules repartit le 2 août 1914. L'a-t-il imaginé au moment de son retour de sa période d'exercices en lisant les journaux qui évoquent la montée des tensions diplomatiques ?

Quoi qu'il en soit, la mobilisation générale proclamée le premier août le rappela sous l'uniforme qu'il venait à peine de quitter.



Suite - La mobilisation.

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Publication de la page : 1er juillet 2014