LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

INTRODUCTION AUX UNITES ORGANIQUES DE                   TIRAILLEURS D'AFRIQUE DU NORD ET DE ZOUAVES
Par Eric de Fleurian




Au nombre de neuf pour les tirailleurs algériens et tunisiens et de quatre pour les zouaves, ils fourniront, renforceront et assureront un rattachement administratif pendant toute la guerre aux 65 bataillons de tirailleurs et aux 32 bataillons de zouaves qui se succéderont sur le front français jusqu’à l’armistice dans les différents régiments de marche, qu’ils soient de tirailleurs, de zouaves ou mixtes zouaves et tirailleurs.

Dans l’étude qui suit, pour chaque régiment organique sont précisés les points suivants :

- sa province de recrutement,

- sa composition initiale à la mobilisation,

- le ou les régiments de marche qu’il met sur pied,

- un tableau récapitulatif donnant :

o  la position initiale (numérotée 0) de chacun des bataillons existant le 2 août 1914 (1er jour de la mobilisation) ; 

o  les affectations successives de chacun des bataillons (existants ou créés pendant la guerre pour être envoyés sur le front occidental - théâtre français), numérotées de 1 à x, avec la date d’affectation (en noir pour la première affectation, en vert pour les suivantes), et la date de départ (en marron) ou de dissolution (en rouge). Lorsque qu’une affectation ne fait pas apparaître de date de départ, c’est que le bataillon concerné appartient encore à cette unité le jour de l’armistice.

- Des informations complémentaires autant que de besoin.


65 bataillons de tirailleurs (53 algériens et 12 tunisiens) (1) sont envoyés sur le front français entre le début de la guerre et l’armistice ; 3 bataillons de tirailleurs algériens sont disloqués à leur arrivée pour renforcer les autres bataillons du régiment auquel ils étaient affectés ; 2 bataillons (un algérien et un tunisien) servent de bataillon de dépôt et ne sont jamais engagés.

Sur les 60 bataillons engagés en tant qu’unités combattantes, 32 le sont dans le premier mois de la guerre (23 d’entre eux la feront en totalité), 21 le sont en 1918 (dont 7 en octobre). 48 bataillons sont encore présents le jour de l’armistice.

32 bataillons de zouaves sont engagés sur le front français en tant qu’unités combattantes, dont 31 dès le premier mois de la guerre.


Notas : La permutation des bataillons entre France et Maroc concerne exclusivement les tirailleurs. Elle se concentre sur sept mois : de juin à décembre 1915. Chronologiquement, elle suit la grande valse des bataillons du début d’année (8 bataillons concernés) et la stabilisation des appellations des régiments de marche.




Les bataillons mis sur pied après l’armistice pour former les nouveaux régiments sont traités en tête du chapitre consacré aux régiments de marche de tirailleurs. Ceux mis sur pied pour le sud-tunisien, l’armée d’Orient, la Palestine, etc., qui ne seront pas engagés sur le sol français, ne sont pas étudiés, mais sont cités pour mémoire dans l’encadré ci-après.


Durant la guerre 5 bataillons de tirailleurs et 17  bataillons de zouaves seront créés pour diverses destinations et emplois :
-  Trois au 1er  RTA : le 4e bataillon en 1915 engagé dans le sud-tunisien ; le 5e bataillon en 1916 pour le front d’Orient ; le 7e bataillon en 1917 pour la Palestine.
-  Un au 2e RTA : le 9e bataillon en 1917 pour la Palestine.
-  Un au 8e RTT : le 9e bataillon en 1917 pour le front d’Orient.
-  Cinq au 1er RZ : un en 1915 pour le front d’Orient ; trois engagés dans le sud-tunisien (K, L, M) et un qui reste en Algérie.
-  Un au 2e RZ : en 1915 pour le front d’Orient.
-  Sept au 3e RZ : un en 1915 pour le front d’Orient ; deux engagés dans le sud-tunisien (L et N) ; un envoyé en Indochine (M) et trois qui restent en Algérie (F, G, J).
-  Quatre au 4e RZ : deux en 1915 pour le front d’Orient (C et E) ; deux engagés dans le sud-tunisien (L et R).

Les appellations RMT, RMZ et RMZT renvoient aux régiments de marche étudiés dans le sous-chapitre suivant. La numérotation utilisée est celle valable après le 1er juillet 1915, date à laquelle les appellations sont définitivement stabilisées.


Pour en savoir plus :

Le site incontournable sur le sujet : Le site d'Eric de Fleurian, http://www.les-tirailleurs.fr/



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Présentation

Tirailleurs algériens, tunisiens et les zouaves :
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    Les régiments organiques (1) : les régiments de tirailleurs indigènes
    Les régiments organiques (2) : les régiments de zouaves
    Introduction aux régiments de marche
    Les régiments de marche (1) : les régiments de marche de tirailleurs
    Les régiments de marche (2) : les régiments de marche de zouaves
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Les grandes unités ayant comporté des tirailleurs et des zouaves :
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Tableaux de synthèse et parcours de guerre :
    Tableaux de synthèse des régiments organiques
    Tableaux de synthèse des régiments de marche
    Tableaux de synthèse des grandes unités
    Parcours de guerre

Annexes et sources

                                                        

1. Dans l’Historama hors série n°10 consacré aux Africains, le lieutenant-colonel Louis Garros cite, page 80, que 63 bataillons différents sont passés dans les rangs des différents régiments de marche de tirailleurs (y compris les régiments mixtes). Ce chiffre comprend vraisemblablement les 60 bataillons ayant effectivement combattu (non compté les 6/9 RTA et 8/8 RTT), et les trois bataillons disloqués à leur arrivée sur le théâtre.


Publication de la page : 24 octobre 2012 - Dernière mise à jour : 19 octobre 2014.