LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

Le cas particulier des gardes civils.

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Un garde civil de La Javie dans les Basses-Alpes.


Cette courte biographie montre ce qu'il est possible de trouver en consultant les documents conservés par les Archives départementales. Direction les Basses-Alpes en 1913 : Hilarion Daumas signe son engagement pour devenir garde communal.


Hilarion Daumas est né en 1860 à la Motte-du-Caire. Il devient ensuite menuisier dans le village de La Javie, petit village aux ruelles étroites, enserré entre la montagne et deux rivières de montagne.





En 1913, il fait partie des six volontaires pour participer à ce qui est encore appelé « Garde communale ». Il obtient en août 1913 un « avis favorable » du maire. Reçue le 12 août par le préfet, la liste est agréée. Ne reste qu'une dernière formalité : signer l'acte d'engagement, ce qu'Hilarion fait le 2 octobre 1913.



Son engagement est renouvelé le 1er août 1914, pour la « Garde civile » cette fois-ci.



Il n'attend que quelques jours pour devenir un garde en action. Il participe aux missions ordonnées par le maire, essentiellement la sécurité des récoltes et la surveillance des étrangers passant par le village. Il semble que pour les gardes, le service ne les accapare que bien peu de temps : dans un état daté du 15 septembre, chacun ne demande le paiement que d'une journée (soit 3 francs de solde ! ) et la lettre d'accompagnement laisse penser que c'est depuis sa mise en place. Le maire l'assume. Il s'est fait attribuer deux revolvers et deux brassards (les numéros 49 et 51) pour ses gardes mais ne souhaite les utiliser qu'en cas de nécessité.


Comme les autres gardes civils, son engagement prend fin le 1er novembre 1914. Hilarion Daumas est décédé en 1935 et est toujours inhumé à La Javie. On raconte encore aujourd'hui dans le village que, sentant la mort arriver, il avait fait le nécessaire pour que sa tombe soit prête. Cela provoqua la peur d'une personne le croisant après avoir vu sa tombe achevée (y compris la plaque ! ) : elle le croyait décédé.


Sources : Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 5 R 4 et 5 R 5.


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Publication de la page : 11 mars 2013