LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

Représenter et se représenter la
Première Guerre mondiale par l'écrit

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Revue de presse du Centenaire (5) : VERDUN 2016

Je suis parfaitement conscient que mes commentaires sont parfois très critiques. La presse a ses impératifs, financiers et éditoriaux notamment. Ces revues évoquent les grands faits du sujet qu'elles traitent. On est clairement plus dans de la culture générale que dans une logique ou une démarche historique, malgré la thématique de certaines. Ce qui ne pose pas de difficultés particulières quand on brosse les grandes lignes d'un conflit aussi vaste, est nettement plus problématique quand le dossier porte sur une seule bataille, fut-elle celle de Verdun. Sa place est si particulière dans la mémoire dans le pays que c'est un temps fort des commémorations officielles du centenaire, mais aussi pour la presse.


L'année 2015 a été extrêmement calme en terme de publications magazines sur la Première Guerre mondiale, surtout si on fait une comparaison avec le deuxième semestre 2014. Le centenaire de la bataille de Verdun a donné lieu à une nouvelle vague de parutions. On retrouve les mêmes titres qu'en 2014 proposant soit un hors-série, soit un dossier sur la bataille.

Des huit revues grand public trouvées, une n'a été que feuilletée. Il s'agit du Paris-Match spécial « Apocalypse ». Cette revue ne reprend que des captures d'écran du documentaire. Cela donne une majorité d'images non seulement colorisées mais au grain important ; somme toute assez logique pour des captures d'images de films, sans parler de la couverture reprenant une image d'un long métrage de fiction, image évidemment colorisée… Bien que le sujet semble avoir été bien traité (aussi bien en terme de chronologie que de thématiques) et que les signatures soient prestigieuses, j'ai passé mon chemin.



Si le fond de documents est à peu près le même (et toujours les mêmes fournisseurs) et la manière de raconter l'histoire aussi (très généraliste et à hauteur de... général), chacun cherche tout de même à faire original. Mais ce n'est pas si simple quand on dispose de la même base.


  • Ouest France hors-série 2015 : « 14-18, Centenaire de la Première Guerre mondiale. Histoires d'hommes de l'Ouest. Verdun, retour sur les lieux de la bataille », novembre 2015, 5,90 €.



Sorti avant le Centenaire de Verdun, la couverture de ce hors-série ne porte pas moins une référence claire en couverture. Toutefois, contrairement aux autres revues, ce n'est pas un numéro qui lui est exclusivement consacré. Sur treize parties, seules trois portent sur la bataille : un beau reportage photographique sur le site aujourd'hui, un aperçu de la bataille à partir des lieux et un zoom sur la tranchée des baïonnettes. Il n'y a pas de publicité mensongère vu que ce n'est clairement pas l'objet principal de la publication. Cette revue reste, comme la précédente, centrée sur des parcours de soldats et des anecdotes concernant la guerre dans l'Ouest. Les articles sont variés, ils vont de la biographie de combattants (des fantassins, un aviateur...) à celui de Roger Martin du Gard, en passant par des articles thématiques (les animaux, les hôpitaux, les soldats étrangers – Polonais, Américains, Belges – des sites…). Les 80 pages sont exclusivement consacrées au conflit. Derrière des articles sur des thèmes classiques, il apporte un regard différent des autres revues.


  • L'Express, L'Histoire en images. Grand format n° 16 : « Verdun 1916 », janvier, février, mars 2016. 6,90 €.



À titre personnel, et c'est rare, je regrette mon achat : j'aurais dû mieux observer la couverture. Deux indices auraient dû m'alerter : le sous-titre « La mère des batailles », mais surtout le « En partenariat avec l'Illustration, premier magazine de l'époque et TF1 ».

L'intégralité du numéro est consacrée à la bataille. Si le premier article remet bien la bataille dans son contexte et la construction de la mémoire grâce à une interview d'Antoine Prost et de Gerd Krumeich, le reste est… sans grand intérêt pour qui s'intéresse à cette guerre. En effet, le magazine a fait le choix de pratiquement tout construire autour de la matière fournie par l'Illustration. Donc, on lit une chronologie de la bataille vue au travers des articles et des clichés publiés dans cette revue à l'époque. Avec cet autre problème qui est que les clichés ne sont pas tous de la bonne période ni des bons lieux, sans que cela ne soit clairement indiqué par les légendes. Un seul exemple, page 23, l'image date de 1915 et on la retrouve… partout dans les publications sur ce conflit. Pour montrer l'horreur, la rédaction a choisi un cliché pris dans un secteur britannique fin 1916, pages 62-63. Certaines sont, évidemment, colorisées, y compris celle de la couverture.


À la fin, on trouve un dossier sur « les coulisses du drame ». Titre habile pour dire que l'on oublie Verdun pour aborder d'autres thèmes liés au conflit en général, vus au travers d'articles de… l'Illustration. L'article sur les animaux est un très bon exemple de l'utilisation de cette matière : aucune prise de recul vis-à-vis des légendes. « Des deux côtés de l'enfer » reprend une photographie bien mal légendée concernant le 74e RI. On arrive à des aberrations comme la légende « Des Felgrauen posant des barbelés » quand on ne voit pas le moindre millimètre de barbelés…

Ainsi, les trois quarts de la publication sont des reprises de l'Illustration à l'exception du premier article et de quelques pages à la fin. Pas d'articles de fond, on est bien loin de la promesse de l'éditorial : « L'Express apporte dans ces pages sa pierre à la construction collective de la mémoire collective ». En fait rien de bien neuf.


  • Le Figaro Histoire, février, mars 2016, n° 24, Verdun, le chemin des hommes. 6,90€.



Ce magazine me semble être le plus réussi des trois productions nationales. 66 pages, soit un peu moins de la moitié de la revue, sont consacrées au dossier sur Verdun.

Il faut toutefois oublier l'éditorial qui fait un mélange de genres qui n'a rien à voir avec l'Histoire mais plutôt son instrumentalisation politique. Il faudrait que l'éditorialiste relise quelques témoignages sur le ressenti des hommes passés par Verdun. Il aurait évité cette simplification outrancière : « Aucune bataille sans doute, n'a paru plus juste et plus légitime à ce peuple de paysans devenus soldats (…). Ils s'étaient révélés prêts à verser le plus pur de leurs vies comme de l'eau fraîche. Ils avaient pris le chemin des hommes sans se poser de questions », avant de comparer avec sa vision actuelle du pays. Le mélange Politique et Histoire ne va pas. Heureusement, après les quelques incontournables images colorisées, la suite est plus historique.

Il faut dire que la revue a su s'entourer d'historiens. Elle commence par une présentation de la situation fin 1915, début 1916 et l'élaboration du plan. Une fois cet aspect abordé, le magazine a fait le choix de textes courts pour présenter les différentes questions liées à cette bataille. Que se passa-t-il le 21 février ? Qu'était la « Voie sacrée », quel était le rôle de Pétain ?… Un article plus long signé par le général Bach étudie le rôle des chefs de la IIe Armée, sans tomber dans le piège de la biographie ou pire l'hagiographie.

Une série de biographies et de présentations des principaux acteurs de la bataille illustrée par D. Bertail rappellera des souvenirs aux lecteurs du hors-série de ce magazine de 2014. Le dossier historique s'achève sur une longue biographie de Driant. Ensuite, le magazine s'intéresse à la mémoire de la bataille avant de s'achever par un article sur Benjamin Rabier dont on s'interroge sur le rapport avec Verdun.

La bibliographie mêle ouvrages des auteurs, quelques nouveautés et rééditions. Plus surprenant, on trouve un avis critique sur le documentaire « Verdun, ils ne passeront pas » (jugé trop pacifiste) et une publicité pour un magasin d'objets de collection liés à la guerre. Surtout, deux jeux sont présentés. C'est une première pour ce genre de revue sur un sujet lié à la Première Guerre mondiale. Les pages consacrées aux lieux à visiter sont sans surprise : tout ce qui est proposé « officiellement » est à voir. En somme une publicité sans recul où le plus gros encart est consacré au spectacle des « Amoureux de Verdun » du Puy du Fou… L'arrière du front allemand est évoqué mais pas celui du front français bien qu'un site existe ; rien sur Froideterre ou Thiaumont.


Mélange d'aspects convenus ou plus riches, cette revue donne un éclairage classique, insistant beaucoup sur les officiers généraux sans donner la parole aux poilus de la couverture et du titre : généraliste sans arriver à hauteur d'hommes.


  • Géohistoire, février, mars 2016, n° 25 : Verdun, la bataille du siècle. 6,90 €.



Aïe, une image colorisée, un tampon « spécial centenaire » et les titres « la bataille du siècle » et « 120 pages pour revivre l'affrontement majeur de la Première Guerre mondiale » font de cette couverture probablement la plus racoleuse de la série.

Point commun avec les autres revues, l'éditorial est surprenant : ici, pas de promesse non tenue mais une référence à Peugeot et Meyer, premiers morts du conflit. Quel est le rapport avec Verdun ? Comment comprendre  « Les soldats de Verdun nous disent aujourd'hui encore que l'intolérance et le fanatisme, lorsqu'on les laisse grandir, finissent par ravaler l'homme au rang du rat. (…) Quelle Europe faut-il bâtir pour sortir du diktat technocratique et financier, maintenir une maison commune et pacifique ? (…) Les 700 000 victimes de Verdun nous laissent en héritage le devoir de répondre à ces interrogations » ? Les combattants de ce conflit n'ont pas fini d'être instrumentalisés…

Le dossier commence par une série de photographies grand format, mais identiques aux autres revues. Le premier article est une longue interview d'Antoine Prost et de Gerd Krumeich dans une thématique très actuelle confrontant les deux historiographies et les deux points de vue. Ensuite, une chronologie raconte la bataille jusqu'en août 1917. Le magazine fait des focus sur certains personnages (de Gaulle) ou sur certains thèmes (les chiens, l'aviation, le renseignement, la voie sacrée, les femmes, la propagande) qui éloignent le lecteur du thème. Original, l'article sur les lieux aujourd'hui n'est pas un simple portfolio de photographies, mais des portraits (agent de l'ONF, enseignants, passionnés…).

Sans surprise, le dossier s'achève sur le calendrier des commémorations et les lieux à visiter. Je me demande à chaque fois comment ce choix a été établi : informations des offices de tourisme, partenaires ? Car ici encore, on nous vante le mémorial qui n'était pas encore rouvert, mais pas l'ouvrage de la Falouse dont le propriétaire fait partie des interviewés dans l'article précédent ! La sélection est sans surprise, grand public.

Pour finir, j'ai noté un commentaire très positif sur le documentaire « Apocalypse » et même les références pour acheter le DVD alors qu'il n'a pas encore été diffusé sur France 2. Pas un mot sur l'autre documentaire qui a beaucoup fait parler de lui, « Verdun, ils ne passeront pas » par contre. Comment ? Cette revue est proposée aussi dans une version avec le DVD ?


  • Pélerin hors-série n°5, 1916 Verdun la bataille. Février 2016. 7,90 €.



Ce magazine propose plusieurs éléments originaux par rapport à ses concurrents. Un cahier destiné aux enfants pour présenter en quelques pages la guerre de tranchées, des illustrations formées essentiellement de vues de sites actuels prises par drone, un large extrait d'un témoignage sont les éléments totalement absents des autres publications. Je précise que ces trois éléments sont très réussis.

Le livret pour jeunes adolescents donne une bonne vision de la guerre de tranchées (même si le vocabulaire est un peu compliqué parfois). Il s'agit ici d'un effet de « groupe ». Pélerin appartient au groupe Bayard et a bénéficié de l'appui d'une autre publication dudit groupe : Okapi.

Les vues par drone ont le mérite de bien illustrer ce qu'il reste de la guerre en Champagne et dans la Somme, ainsi qu'à Verdun. On obtient des vues originales et plus pertinentes que ces fonds utilisés depuis des décennies et souvent sans rapport avec le texte.

Le témoignage est simplement le seul utilisé dans une des revues lues. Il présente les grandes étapes du parcours d'un soldat qui a été mobilisé de 1914 à 1919. Concernant Verdun, l'article le plus important est chronologique tout en s'appuyant sur les principaux lieux. Grâce à ce choix, tous les grands lieux de la bataille sont évoqués. Sont aussi présentés Vauquois et les Éparges, sites à l'ouest et à l'est de Verdun.

D'autres articles complètent le dossier : un sur le mémorial de Verdun, un entretien avec un journaliste présentant les grandes lignes de la bataille, un sur les chrétiens dans la Grande Guerre, un sur la ville de Verdun, symbole de paix. Ce magazine propose le plus vaste choix d'ouvrages sur le sujet avec pas moins de 17 livres brièvement présentés, anciens ou plus récents, généralistes ou thématiques. Le choix des films me semble moins réussi, oubliant des œuvres dont il a pourtant été question dans un article. Une petite sélection de sites internet (pour une fois ! ) donne trois adresses en Meuse. Point positif : une application sur la guerre en Meuse est présentée.


Si ce magazine, comme les autres, ne laisse pas passer ce moment fort du centenaire, au moins l'a-t-il fait de manière originale et réussie, sans tomber dans le piège de la facilité ou du marketing maladroit.


  • Le « un » XL, hors-série Verdun, février 2016, 4,90€.



Une grande feuille A0 savamment pliée donne un journal original dans son format et dans sa présentation. On retrouve sur une face l'ensemble des textes. Ils sont plutôt classiques : présentation des grands aspects de la bataille par… Antoine Prost et Kerd Krumeich. Pour sortir de cet incontournable, on a également l'interview d'un guide, le point de vue d'un homme politique allemand et de larges extraits du livre de Jean Giono, « Le grand troupeau ».

De fait, ces choix éditoriaux, ceux d'extraits de témoignages nous en apprennent parfois plus sur les auteurs actuels que sur les thèmes. Même constat quand on observe la vraie originalité de cette revue : la partie artistique.

La bataille est vue par quelques artistes et dessinateurs actuels. La vision de la guerre de Stéphane Trapier est bluffante : on pourrait croire à une planche d'images d'Epinal tant l'auteur a réussi à en reprendre les codes, les excès. Mais c'est l’œuvre de Maël qui, à mon sens, mérite à elle seule l'achat de cette revue : au format A0, dans le style caractéristique de son auteur, elle est vraiment réussie. Mais c'est également le cas de la couverture de Nicolas Vial.


  • Armée d'aujourd'hui, février 2016, n° 404. Dossier : Verdun, du mythe au symbole. Gratuit.

Revue lisible gratuitement et légalement depuis cette page : http://fr.calameo.com/subscriptions/1243467



Comment une revue réalisée par le ministère de la Défense traite-t-elle ce dossier ? Le titre sur la couverture est honnête par rapport aux articles proposés. Au moins le responsable de publication n'est pas tombé dans le piège du titre efficace mais qui reflète mal le contenu. Là, le thème est précis et le dossier donne quelques éléments. Inséré dans un magazine qui traite principalement de l'armée actuelle et de ses opérations, ce n'est qu'un dossier et non un numéro spécial. Donc les articles sont peu nombreux. Après l'interview du secrétaire d’État aux Anciens combattants, le premier article porte sur « la naissance d'un mythe ». Il est composé de quelques statistiques et d'une synthèse des propos de Gerd Krumeich et de la directrice de la DMPA. Au-delà de l'aspect historique et de quelques statistiques, l'article cherche à montrer l'importance de cette bataille, objet d'enseignement dans le secondaire, terre sanctuarisée et de conclure sur l'importance de la commémorer.

La chronologie fait l'objet d'une frise simple et d'une carte bien lisible. Mais pourquoi avoir ajouté pour les blessés « souvent invalides » ? J'ai constaté une petite erreur dans le recul de la Woëvre qui est notée comme consécutive à l'offensive allemande de juillet 1916.

Le deuxième article, utilisant un titre très actuel, évoque « les doctrines d'emplois », à savoir la logistique et l'organisation de batteries d'artilleries autonomes.

Le troisième présente les services de l'INRAP de Metz, chargé de recueillir les éléments d'identification sur les dépouilles encore trouvées régulièrement.

Le dossier s'achève par une sélection de quelques ouvrages, avec celui que l'on retrouve dans toutes les revues le « Verdun 1916 » de Gerd Krumeich et Antoine Prost.

Si les petites erreurs et imprécisions sont fréquentes dans les revues – et dans tout écrit même – certaines sont plus surprenantes dans ce magazine. Le premier article parle de l'armée allemande comme étant la « Wehrmacht ». Créée en 1935, le terme est donc anachronique. En 1914, il aurait fallu utiliser le terme « Deutsches Heer ». Plus gênant, cette phrase concernant la tranchée des baïonnettes : « Ils auraient été victimes des bombardements de 1916, enterrés vivants sous les vagues de terre soulevées par les obus ». Aucun mot sur le fait que dès les années 1920 on sait que c'est une légende. Les mythes ont la vie dure !

Au moins la couverture n'a pas cédé à la facilité de l'image colorisée mais montre une œuvre de Paul Flickinger remise en 2016 au gouverneur militaire de Metz « Gagner la paix d'hier & d'aujourd'hui ».


  • En guise de conclusion :


Je mets de côté Armées d'aujourd'hui et le hors-série Ouest France qui traitent le sujet conformément à ce qui est annoncé. Je ne reviens pas non plus sur les numéros hors-séries de Pélerin et de « Un » qui évitent les pièges de ce type de publication et qui ont su trouver des axes de présentation originaux sans tomber dans le caricatural.

Pour les trois autres, même recours à des images colorisées, mêmes fonds d'images, même angle de vu, même présentation classique de la bataille : chronologie, officiers supérieurs… Ces trois magazines font références aux enjeux mémoriels sans vraiment les aborder, mêmes ouvrages dans la bibliographie (dont l'incontournable Verdun 1916 qui semble avoir fait mouche dans toutes les rédactions), mêmes lieux à visiter.

Ces revues sont clairement faites pour le grand public et n'apportent, quoi que certaines en disent, rien de bien nouveau. Se pose même la question de savoir s'il ne serait pas plus intéressant d'inviter à lire certains ouvrages généraux voire sites internet. Mais internet n'est toujours pas vu comme un média digne de ce nom pour ces revues, à part pour s'informer et trouver facilement quelques statistiques.

Aucun questionnement sur les statistiques justement, données comme valeurs sûres dans toutes les revues. 300 000 morts, ça colle bien avec 300 jours de bataille. Mais c'est l'addition des morts avérés et des disparus dans lesquels on inclut les prisonniers. Aucune nuance sur le fait que le bilan humain précis reste à faire.


Et peu importe que tel hors-série ait été réalisé en partenariat avec la Mission centenaire, avec France Inter, que tel autre soit réalisé avec Europe 1, TF1, France 2, ou tout autre acteur médiatique. D'ailleurs cette forme de surenchère donne en fait encore plus l'impression d'être face à du merchandising. Ces partenariats ne sont pas une garantie de qualité mais d'exposition médiatique. C'est plus le choix de la qualité des moyens octroyés à la publication qui en fait une réussite pour le lecteur (je ne parle pas en terme de ventes).

Finalement, l'omniprésence de deux historiens dans cette presse généraliste est criante quand on lit toutes les revues : ils figurent dans toutes ! Quand le timing entre la publication d'un livre colle parfaitement au calendrier de la presse, au point qu'on peut se demander pourquoi d'autres historiens n'ont pas participé, ou si les rédactions n'ont simplement pas voulu aller au plus facile.


Quelle sera la prochaine vague de publications par ces revues ? Pour les fusillés du chemin des Dames en 2017 ? Je doute pour la Somme en juillet prochain, bataille trop perçue comme britannique. Ou alors faudra-t-il attendre novembre 1918 pour un bouquet final ? Avant que ces revues ne se tournent vers d'autres commémorations ou vers un autre cycle (80e anniversaire de la Seconde Guerre mondiale)...



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Publication de la page : 21 février 2016