LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

Représenter et se représenter la
Première Guerre mondiale par l'image :
Si les photographies pouvaient parler... (4)
Rendre l'image encore plus proche

Les photographies du début du XXe siècle ont un grain particulièrement fin qui donne un excellent rendu lors de la numérisation. Il supporte aussi des numérisations avec un zoom important, ce qui permet d'extraire des détails invisibles ou presque à l'œil nu. Voici un exemple pour appuyer ces affirmations.

Un peu de technique avant de commencer :
Lorsque vous numérisez un document avec un scanner, vous avez la possibilité de choisir la précision de la numérisation : elle est indiquée en "ppp" ou en "dpî". PPP signifie Points Par Pouce, DPI la même chose en anglais. On choisit donc la quantité de pixels pour 2,54 cm (un pouce). Il faut comprendre qu'une image numérisée en 100 ppp va être moins fine qu'en 1200 ppp ! (1)

Numérisation à 100 ppp  :


L'image ci-dessus est à l'échelle 1, c'est-à-dire sans zoom. On peut compter les hommes, mais pas déterminer l'unité ou observer des détails. On voit des officiers et des sous-officiers. Au moindre zoom dans l'image, les pixels sont immédiatement visibles. On le voit nettement avec un zoom x 5 sur l'image ci-dessous.


Numérisation à 300 ppp :


Echelle 1, mais une vision nettement plus fine de l'image. On distingue parfaitement les visages, les âges, l'équipement. Trois sergents sont visibles (ils ne portent ni le bourgeron ni le pantalon treillis et ont sur leurs manches les marques du grade).

Numérisation à 600 ppp :


Echelle 1. A ce niveau de détails, on voit les alliances au doigt des soldats qui posent. On commence à percevoir un numéro de régiment sur le képi de l'officier, mais pas encore assez nettement pour distinguer le dernier chiffre qui ressemble à un 0.

Numérisation à 1200 ppp :


Echelle 1, toujours. 139e RI ! Ce n'est qu'à ce niveau de numérisation que le numéro du régiment devient parfaitement lisible (et confirmé par un autre képi d'officier). On peut aussi déterminer que cet homme est un capitaine (trois liserés sur le haut de son képi).

Suite de l'analyse de l'image dans la rubrique "Si les images pouvaient parler... 2"

Pour conclure :

Numérisez en haute résolution, 600, 1200 voire plus si votre scanner le permet. Evidemment, il y a une limite au résultat que l'on obtient : la qualité de l'original. Dans l'exemple proposé, on remarque facilement que les imperfections du support deviennent bien visibles plus la qualité de la numérisation augmente. Autre problème : plus la numérisation est importante, plus le poids de l'image augmente. Ce petit tableau résume les éléments techniques pour la photo carte illustrant cette page.
Trois modes d'enregistrement de l'image sont comparés :
JPG 100% : c'est-à-dire sans perte, encore que même à ce niveau, il y a des pertes.
JPG 75% : avec une qualité moindre et donc moins de détails au zoom. Rapport poids/détails intéressant pour une image publiée sur le net et qui ne nécessite pas de zoom.
TIF : enregistrement sans perte. Le plus lourd mais format qui conserve le mieux tous les détails. A utiliser en priorité pour les sauvegardes et les captures d'écran sur des portions de l'image.



1. Pour en savoir plus : http://sebsauvage.net/comprendre/dpi/index.html

Dernière mise à jour de la page : 19 décembre 2010