LE PARCOURS DU COMBATTANT

DE LA GUERRE 1914-1918

Représenter et se représenter la
Première Guerre mondiale par l'écrit

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Si des effets déjà bien usés par plusieurs soldats étaient fournis aux soldats au dépôt (parfois même des vêtements de blessés), qu’advenait-il de tous ces effets une fois réellement usés jusqu’à la corde ?


  • Vente d’objets réformés :

Vente d’Objets Réformés
Provenant du 115e Régiment d’Infanterie
et du 29e Bataillon de Chasseurs à pied
Place de Mamers

Le LUNDI 29 JANVIER 1917, à 2 heures du soir, à la CASERNE GAULOIS, à Mamers, il sera procédé par le Receveur des Domaines à la vente aux enchères et au comptant des matières hors de service ci-après désignés :

1. Débris de drap militaire

463 kilogrammes

2. Chiffons de drap bleu clair

49 -

3. id. gris bleu et gris fer

301 -

4. Débris de toile de lin

152 -

5. Débris de coton

28 -

6. Vieux képis

90 -

7. Débris de cuir provenant de démontage de brodequins et de chaussons

4402 -

8. Espadrilles

11 -

9. Objets divers en métal (tôle, fonte)

200 -


Les adjudicataires paieront en sus du prix 5 % pour frais de vente


  • Quelques mois plus tard :

Direction Générale de  l’Enregistrement des Domaines et du Timbre
Département de la Sarthe – Bureau de Mamers
Vente d’objets réformés
Provenant du 115e Régiment d’Infanterie et du 29e Bataillon de Chasseurs à pied
PLACE DE MAMERS

Le MARDI 24 AVRIL 1917, à 2 heures du soir, à la Caserne GAULOIS, à Mamers, il sera procédé par le Receveur des Domaines à la vente aux enchères et au comptant des matières hors de service ci après désignées :

1° Débris de draps militaires

1081 kilogrammes

2° Débris de toiles diverses

419 -

3° Vieux képis

117 -

4° Débris de cuir

4931 -

5° Espadrilles et chaussons

87 -

6° Objets divers en métal

201 -


Les adjudicataires paieront en sus du prix 5 % pour frais de vente.
Mamers, le 10 Avril 1917
Le Receveur des Domaines, ROUCHOU

Rien ne se perd. Si les uniformes usagés étaient laissés sur place pour l’instruction de la classe suivante ou pour des soldats récupérés, les tissus trop abîmés étaient réutilisés pour faire de nouveaux effets. Ce qui ne pouvait plus être utilisé par les cordonniers, les couturiers et autres ateliers présents au dépôt était donc vendu par les domaines. Voilà comment finirent les vieux képis usés par de nombreuses têtes.

La consultation du journal pour les années 1914 à 1919 n’a pas donné d’autres exemples de ventes.


  • Sources :


- Le Courrier de Mamers, 28e Année, n°4, dimanche 28 janvier 1917.

- Le Courrier de Mamers, 28e Année, n°15, dimanche 15 avril 1917.

- Le Courrier de Mamers, 28e Année, n°16, dimanche 22 avril 1917.


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Mise en ligne de la page : 4 avril 2018.